G20 : Bras de fer diplomatique entre les États-Unis et l’Afrique du Sud
La première réunion du G20 sous présidence américaine s’est ouverte ce lundi 15 décembre, marquant le début du mandat des États-Unis à la tête du forum pour l’année 2026. Cette réunion des...
La première réunion du G20 sous présidence américaine s’est ouverte ce lundi 15 décembre, marquant le début du mandat des États-Unis à la tête du forum pour l’année 2026. Cette réunion des Sherpas, chargés de préparer les grandes orientations des sommets à venir, se tient toutefois dans un climat diplomatique tendu, en raison de l’absence remarquée de l’Afrique du Sud, pourtant membre fondateur du G20.
Après le sommet des chefs d’État organisé à Johannesburg le mois dernier, la présidence tournante du G20 est revenue à Washington. Mais Pretoria n’a pas été conviée à cette première rencontre. Le président américain Donald Trump n’a pas adressé d’invitation officielle à l’Afrique du Sud, affichant clairement son intention de marginaliser la nation arc-en-ciel au sein du groupe.
Face à cette situation, les autorités sud-africaines ont adopté une position ferme. « Pourquoi devrions-nous supplier les États-Unis ? Nous sommes un État souverain, tout comme eux », a déclaré sans détour Khumbudzo Ntshavheni, ministre à la Présidence. Pretoria rappelle que son engagement en faveur du multilatéralisme et de la coopération internationale demeure « inébranlable », en dépit des tensions actuelles.
La diplomatie sud-africaine assure par ailleurs vouloir poursuivre le dialogue avec Washington sur les questions commerciales et les dossiers d’intérêt commun. Elle se dit également disposée à participer aux prochaines réunions techniques du G20 prévues en décembre 2025.
Pour mémoire, l’Afrique du Sud a accueilli les 22 et 23 novembre 2025 le premier sommet du G20 organisé sur le sol africain, un événement boycotté par les États-Unis. Donald Trump avait alors dénoncé ce qu’il qualifiait de « traitement infligé aux Afrikaners » par le gouvernement de l’ANC, évoquant à plusieurs reprises le mythe d’un prétendu « génocide blanc ».
Toutefois, Washington ne peut exclure unilatéralement Pretoria du G20. Une telle décision nécessiterait le consensus de l’ensemble des membres, un scénario jugé peu probable, d’autant que des puissances comme l’Allemagne et la Chine ont déjà exprimé leur soutien à l’RSA
Benjamin AMBELA



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