La RDC veut diversifier son secteur minier avec l’exploitation du minerai de fer
Déjà reconnue comme l’un des géants mondiaux du cobalt et du cuivre, la République démocratique du Congo nourrit désormais l’ambition de se positionner sur le marché du minerai de fer. Cette...
Déjà reconnue comme l’un des géants mondiaux du cobalt et du cuivre, la République démocratique du Congo nourrit désormais l’ambition de se positionner sur le marché du minerai de fer. Cette orientation stratégique a été annoncée par le ministre des Mines, Louis Watum, lors d’un forum économique organisé récemment à Kinshasa. Les grandes lignes de ce projet devraient être précisées dans les prochains mois au sein du gouvernement.
Traditionnellement, les exportations minières de la RDC reposent sur le cuivre, qui représente plus de la moitié des recettes, ainsi que sur le cobalt, le coltan, l’or, le lithium et l’uranium. Fort de son sous-sol exceptionnel, qui compte plus de 1 100 substances minérales recensées, le pays souhaite aujourd’hui élargir son portefeuille et investir de nouveaux segments, dont celui du fer.
Selon le ministre des Mines, les réserves potentielles de minerai de fer situées dans la grande province orientale, au nord-est du pays, seraient estimées à près de 20 milliards de tonnes. Un chiffre impressionnant, présenté comme un levier majeur de création de valeur et de diversification économique. Toutefois, ces données restent à confirmer par des organismes de certification internationaux.
Des études antérieures, notamment sur le gisement de Banalia en 2008, évoquaient des ressources d’environ 900 millions de tonnes, avec une capacité de production annuelle estimée entre 50 et 60 millions de tonnes. Les experts appellent donc à la prudence, soulignant que l’entrée en production d’un tel projet pourrait nécessiter 15 à 20 ans.
Au-delà de l’exploration, les défis sont considérables. L’exploitation du fer exige des infrastructures lourdes, notamment des voies ferrées adaptées au transport de volumes massifs. À cela s’ajoute un contexte de marché incertain, marqué par l’arrivée prochaine de nouveaux acteurs majeurs, comme la mine guinéenne de Simandou, susceptible d’influencer durablement les prix mondiaux.
Benjamin AMBELA



Bonjour,
Tous mes meilleurs voeux pour la Nouvelle Année 2026 et Joyeux Noël.
Permettez-moi de vous transmettre des informations qui ont été omises dans votre article.
Veuillez donc considérer mon droit de réponse comme un droit de vous informer et non de critiquer.
Vous le trouverez sur https://thaurfin.com/droit-reponse/Article-Benjamin-AMBELA-19122025.pdf
Bien cordialement,
Ir Pol HUART
Directeur de Thaurfin ltd
Ingénieur Civil des Mines AIMs76 MINES-ParisTech84